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Au CEA-Saclay, les chercheurs caractérisent la pollution en temps réel

27/03/2014

Avec l’observatoire atmosphérique Sirta, le laboratoire des sciences du Climat et de l’environnement au CEA-Saclay constitue un point de référence pour quantifier et caractériser la nature chimique des particules fines en Ile-de-France. Les particules fines dont le diamètre aérodynamique est inférieur ou égal à 2,5 microns - potentiellement plus toxiques - représentent un problème majeur de santé publique en Ile-de-France. Plusieurs millions de franciliens sont ainsi exposés chaque année à un air qui ne respecte pas les réglementations européennes.

Pollution aux particules fines en Ile-de-France

Le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement au CEA-Saclay met en œuvre depuis plusieurs années un suivi systématique de la composition chimique des particules fines en Ile-de-France. Ce suivi est réalisé sur le « supersite » atmosphérique Sirta (Plateau de Saclay ; http://sirta.ipsl.fr/), situé à 20 km au sud-ouest de Paris, qui est aujourd’hui la seule station de surveillance de l’atmosphère capable de rendre compte en temps réel des niveaux de pollution ambiante (bruit de fond régional) et de la nature chimique des particules.

Relativement éloigné du centre urbain, le Sirta est peu affecté par des sources de pollutions très locales comme les axes routiers et constitue ainsi un point de référence pour la pollution à l’échelle de la région francilienne.

Les observations atmosphériques menées au Sirta durant l’épisode de pollution aux particules fines de la semaine dernière (7-15 mars 2014) font apparaître plusieurs faits :

  • Les niveaux de concentration de particules fines (PM2.5) observées au Sirta étaient comparables à ceux enregistrés par Airparif sur l’agglomération parisienne mettant en lumière un phénomène de pollution à grande échelle. Les conditions météorologiques ont favorisé la pollution aux particules : l'anticyclone limite la dispersion des polluants, et l'ensoleillement favorise la formation des polluants secondaires.
  • les particules fines étaient principalement issues d’émissions liées à l’activité humaine (majoritairement agriculture (>60%), chauffage au bois (15%) et transport (<15%)).
  • La majorité des particules fines mesurées sur la région parisienne étaient constituées de particules dites "secondaires", c'est-à-dire non émises directement, mais formées dans l'atmosphère, sous l’action de transformations photochimiques (ensoleillement), à partir de gaz précurseurs comme les oxydes d'azote, l'ammoniac et les composés organiques volatils.
 
 

Pour en savoir plus :

L'article complet sur le site du CEA