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Bactéries et nano-aimants pour l’imagerie médicale

25/02/2015

La détection de maladies à des stades très précoces requiert parfois l’imagerie par résonance magnétique. On utilise alors des produits capables de révéler les marqueurs biologiques liés aux pathologies. Mais ces agents de contraste doivent aussi être biocompatibles et non toxiques. Ors, parmi les agents les plus utilisés lors des examens cliniques, certains présentent des risques de toxicité élevée.

La détection de maladies à des stades très précoces, notamment les cancers, requiert des outils d'imagerie diagnostique très sensibles et spécifiques. À cette fin, l'IRM fait appel à des agents de contraste fonctionnalisés, des molécules permettant de cibler des biomarqueurs d'une pathologie. Outre leur efficacité pour localiser précisément ces biomarqueurs, ces agents doivent être biocompatibles et non toxiques. Même s'ils sont aujourd'hui les plus utilisés lors des examens cliniques, certains chélates de Gadolinium présentent des risques de toxicité élevée pour le patient.

Une nouvelle génération d'agents de contraste voit le jour grâce à une approche multidisciplinaire associant des biologistes, des chimistes et des physiciens du CEA-IBEB et du CEA-I2BM. Elle fait appel à des bactéries magnétotactiques qui produisent naturellement des magnétosomes, des nano-aimants entourés d'une membrane biologique soluble dans les milieux aqueux. « Ces nano-aimants sont non toxiques, explique Nicolas Ginet, chercheur au CEA-IBEB. Et nous avons montré leur grande efficacité comme agent de contraste dans un modèle rongeur de tumeur cérébrale. » Autre avantage : leur production est simple. « Il suffit de comprimer les bactéries et de recueillir les magnétosomes avec un aimant », ajoute le biologiste.

 
 

Pour en savoir plus :

L'article sur le fil Science & Techno du CEA.