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Comment détecter une arme biologique dix fois plus rapidement

26/11/2012

En matière de bioterrorisme, il est nécessaire de réduire au maximum le temps de détection des toxines. Une équipe du l'iBiTec-S, à Saclay, a réduit de 2 jours à 4 heures seulement le temps nécessaire pour repérer la toxine Epsilon produite par la bactérie Clostridium perfringens.

La toxine epsilon est classée par le CDC (Centers of Disease Control, Atlanta) comme arme biologique de catégorie B. L’objectif était de proposer une méthode pour la détection spécifique de cette toxine en milieu complexe et avec un temps de réponse court (quelques heures, alors que ce type d’analyse protéomique demande généralement 2 jours).

Chacune des quatre étapes de la détection, à savoir l’extraction de la toxine à partir de l’échantillon initial, sa digestion (pour la fragmenter en petites protéines appelées peptides), la séparation des peptides obtenus et enfin sa quantification, a été raccourcie, et ce sans diminuer la qualité d’analyse. Les chercheurs ont notamment accéléré l’étape de séparation des peptides en faisant appel à la technique de séparation d'espèces chimiques dite UPLC.

La limite de détection obtenue dans ces conditions est de 5 milliardième de gramme par millilitre dans le lait ou le sérum humain.

Les chercheurs vont maintenant se concentrer sur la mise au point d’une technique capable de détecter simultanément au sein d’un même échantillon, de manière rapide et sensible, plusieurs toxines : non seulement la toxine epsilon produite par la bactérie Clostridium perfringens mais aussi la ricine issue de la graine de ricin (e.g. Ricinus communis), l’entérotoxine B produite par le staphylocoque doré (Staphyloccocus aureus) .

 
 

Pour en savoir plus :

Cette information sur le site de l'iBiTec-S

L'article scientifique sur le site d'Analytical Chemistry

Le site de l'iBiTec-S