b1
   ENGLISH
 Contacts  
 Accès
 

> Accueil > La recherche > Actualités du CEA > Communiqué de presse : incident de contamination d’un salarié au Service hospitalier Frédéric Joliot

Communiqué de presse : incident de contamination d’un salarié au Service hospitalier Frédéric Joliot

26/11/2012

Jeudi 22 novembre 2012 vers 9h50, un radiochimiste du Service hospitalier Frédéric Joliot d’Orsay a été contaminé au niveau de la main gauche tandis qu’il préparait une solution contenant un isotope radioactif utilisé dans le cadre d’examens TEP, une technique d’imagerie, notamment utilisée pour détecter les tumeurs. La dose reçue par le salarié étant supérieure au quart de la limite réglementaire annuelle fixée pour la peau, le CEA a proposé à l’Autorité de sûreté nucléaire de classer cet événement au niveau 1.

Jeudi 22 novembre 2012 vers 9h50, un radiochimiste du Service hospitalier Frédéric Joliot d’Orsay (SHFJ) a été contaminé au niveau de la main gauche tandis qu’il préparait une solution contenant du carbone 11, un isotope radioactif utilisé dans le cadre des examens TEP (tomographie par émission de positons)[1].

Le salarié a été pris en charge par le Service de santé au travail qui a procédé à la décontamination de la main et a effectué des examens complémentaires.

La dose reçue localement au niveau de la main, reconstituée par calcul, reste inférieure à la limite réglementaire annuelle de 500 millisieverts (mSv) pour la peau. Le dosimètre qu’il portait au niveau de la poitrine indique une dose de 15 microsieverts (µSv). Cette dernière dose dite « corps entier » est plus de 1000 fois inférieure à la limite réglementaire annuelle de 20 millisieverts, autorisée pour les travailleurs du nucléaire.

Hormis des traces de carbone 11 dans le bureau du salarié concerné, aucune autre contamination n’a été décelée sur le personnel ou dans les locaux. Le carbone 11 ayant une période radioactive de 20 minutes, ces traces ont disparu rapidement.

La dose reçue par le salarié étant supérieure au quart de la limite réglementaire annuelle fixée pour la peau, le CEA a proposé à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de classer cet événement au niveau 1 de l’échelle INES des événements relatifs à la radioprotection.

 
 

Le SHFJ

 

Le Service Hospitalier Frédéric Joliot est un centre d’imagerie biomédicale dédié à la recherche clinique et à la médecine nucléaire. Cette unité du CEA, implantée sur le site de l’hôpital d'Orsay, est l’un des centres pionniers en Europe dans le domaine de l’imagerie moléculaire utilisant la technique TEP (Tomographie par Emission de Positons). Ses équipes, spécialisées en méthodologie et traitement d’images TEP et en radiochimie, interviennent dans les domaines de la neurologie, de la psychiatrie, de l’oncologie, des maladies cardio-vasculaires et métaboliques. En tant que Service de Médecine Nucléaire (central) du groupe hospitalier Orsay-Longjumeau, le SHFJ assure une mission de service public dépendant de la DRASS, et de l’ARS.

 
 

[1] Cette technique d’imagerie, notamment utilisée pour détecter les tumeurs, permet d’observer l’activité métabolique d’un organe de façon à repérer toute anomalie de fonctionnement. Elle repose sur l’injection au patient d’un traceur radioactif. La période (ou demi-vie) du carbone 11 étant très courte, la solution à injecter est préparée dans l’heure qui précède l’examen. C’est cette solution que le radiochimiste était en train de préparer en cellule blindée.