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La migration des Hominoïdes a t-elle été favorisée par les conditions environnementales il y a 13 à 17 millions d'années ?

13/06/2012

Les chercheurs du LSCE au CEA-Saclay , de l’IPHEP à Poitiers et de l’Université de Liègeont simulé le climat et la végétation en Europe au Miocène moyen pour différents taux de CO2 et différentes configurations de la calotte antarctique. En se basant sur leurs calculs, les chercheurs ont, pour la première fois, identifié les conditions climatiques (température, cycle de l’eau, volume de glace) et environnementales (forêts subtropicales) favorisant le développement des hominoïdes en Europe. Plus précisément, ces recherches indiquent quelle gamme de CO2 atmosphérique et quel volume de calotte de glace antarctique ont pu conduire à l’extension d’une forêt subtropicale en Europe à l’époque.

Les chercheurs ont également découvert qu’un taux plus fort de CO2 en Europe, équivalent par exemple à 700 partie par millions par unité de volume, diminuerait la croissance de végétaux tropicaux. Selon leur modélisation, ce phénomène s’expliquerait par un effondrement de la convection en Atlantique Nord qui perturberait l’apport de chaleur par l’océan sur l’Europe. De plus, ces résultats révèlent l’impact important au Miocène moyen du volume de glace en Antarctique sur le climat et la végétation européens. En effet, en présence d’un très faible volume de glace en Antarctique, voire en son absence, les changements simulés dans la circulation des courants océaniques provoqueraient un réchauffement de l’Europe, pouvant ainsi favoriser la croissance et l’expansion des forêts subtropicales, tandis qu’une calotte antarctique similaire à l’actuelle aurait tendance à l’inhiber. Les chercheurs espèrent désormais expliquer pourquoi le taux de CO2 atmosphérique a augmenté au Miocène moyen alors que depuis le commencement de l’ère tertiaire, la température n’a quasiment pas cessé de baisser de même que la concentration de CO2. De tels résultats constitueraient un élément majeur pour la compréhension du réchauffement observé au Miocène moyen.

 

Pour en savoir plus :

Le communiqué de presse sur le site du LSCE.

Les résultats publiés en ligne par la revue Geology.