b1
   ENGLISH
 Contacts  
 Accès
 

> Accueil > La recherche > Actualités scientifiques de Saclay > Le territoire de l'Ambroisie allergène s'étend

Le territoire de l'Ambroisie allergène s'étend

01/06/2015

Selon une collaboration nationale et européenne à laquelle participe les chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE) au CEA-Saclay, les concentrations dans l’air du pollen d’ambroisie Ambrosia artemisiifolia, très allergisant, pourraient avoir quadruplé en Europe d'ici 2050.

Ambrosia artemisiifolia est une plante à pollen très allergisant, d’origine nord-américaine. Les principales manifestations cliniques de l’allergie provoquée par cette plante sont des rhinites, des conjonctivites, des trachéites et des crises d’asthme souvent graves. Le pic de pollinisation de cette plante, qui a déjà colonisé en France la Bourgogne, l’Auvergne et la région Rhône-Alpes, a lieu en août et en septembre, allongeant ainsi, pour toutes les personnes sensibles, la période des allergies jusqu’à l’automne.
Pour prédire l'effet du climat et des différents modes de dispersion des graines sur la concentration atmosphérique en pollen, les chercheurs de la collaboration ont utilisé plusieurs types de modèles numériques qui ont permis de tester différents scénarios de diffusion des graines et de changement climatique. Les chercheurs ont ainsi déterminé que le facteur d’augmentation des concentrations du pollen d’ambroisie serait en moyenne de quatre, d’ici 2050.

Les chercheurs ont également montré que la dispersion des graines, qu’elle soit d’origine naturelle, avec l'eau de ruissèlement et les cours d'eau, ou humaine, via le transport routier, les voies ferrées et les pratiques agricoles, est responsable d’un tiers de l’augmentation de la concentration du pollen. Le changement climatique est quant à lui responsable des deux autres tiers.

Ces résultats montrent qu'il est nécessaire de mettre en place un suivi sur le long terme de ces pollens et de cartographier l’évolution de la présence des plantes en Europe pour confirmer les tendances énoncées.

 
 

Pour en savoir plus :

L'article sur le site du CEA

Le résumé de l'article scientifique dans Nature