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Que deviennent les nanotubes de carbone dans l'organisme ?

10/07/2014

Les chercheurs de l'Institut de biologie et de technologies de Saclay -Ibitecs- et à l'Institut rayonnement matière de Saclay -Iramis- au CEA-Saclay se sont associés à ceux du CNRS pour étudier la distribution de ces nanoparticules au cours du temps chez la souris suite à une contamination par voie pulmonaire. Chez la souris, ils montrent qu’une faible fraction (0,75 %) de la quantité de nanotubes initialement absorbée par voie respiratoire franchit la barrière pulmonaire.

© CEA ibitecs / F. Taran

Ils ont utilisé un marquage radioactif combiné à des outils de radioimagerie, afin d’atteindre une sensibilité de détection la plus grande possible. Ainsi, des atomes de carbone stables ont été remplacés, directement pendant la fabrication des nanotubes, par des atomes de carbone radioactifs au sein même de la structure des nanotubes de carbone.

Cette étude a permis de démontrer la capacité des nanotubes de carbone à franchir la barrière pulmonaire et le passage du poumon vers différents organes, notamment le foie, la rate et la moelle osseuse. Une augmentation continue de la quantité des nanotubes de carbone dans ces organes au cours du temps a aussi été observée, traduisant une absence d’élimination de ces particules sur cette durée.

Si ces résultats ne sont pas extrapolables à l’homme, cette étude démontre l’importance de mettre au point des approches ultrasensibles pour évaluer le comportement de nanoparticules chez l’animal.

Pour le CEA, ces recherches s’inscrivent dans les programmes transversaux Toxicologie et Nanosciences, structures de pilotage, de coordination et d’animation qui favorisent des approches pluridisciplinaires pour étudier les effets potentiels sur le vivant de différents composés d’intérêt industriels (métaux lourds, radionucléides, nouveaux produits,…)

 
 

Pour en savoir plus :

L’information sur le site du CEA.