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Surveillance de l'eau

30/06/2008

L'eau utilisée au centre CEA de Saclay fait l'objet d'une surveillance continue. Tous les effluents sont traités et contrôlés. Les résultats des analyses sont communiqués à la CLI et à l'Autorité de sûreté nucléaire.

Le centre CEA constitue une petite ville dans laquelle plus de 6 000 personnes travaillent quotidiennement.
La consommation d'eau s'élève annuellement à 3 millions de m³, alors que le centre n'en achète que 1,2 million. Cette économie substantielle est permise par la réutilisation (recyclage) d'une grande partie de l'eau destinée aux usages à caractère industriel.
  Station d'épuration. ©CEA

Les effluents peuvent être de nature sanitaire ou industrielle :

 

 

  • L'eau sanitaire est traitée à l'intérieur du centre dans une station d'épuration comparable à celle d'une agglomération.
  • Les effluents générés par les activités du centre CEA font l'objet de traitements spécifiques. Dans tous les cas, les traitements effectués permettent de ne rejeter que des eaux épurées dans le milieu naturel, dans le respect des normes en vigueur.
Station de production d'eau recyclée. ©CEA
  • L'eau recyclée est produite à partir de 50% d'effluents d'eau utilisée dans les laboratoires pour des usages à caractère « industriel » (comme la réfrigération) et 50% d'eau provenant du plan d'eau de Villiers situé sur le centre.
  • Les liquides radioactifs manipulés dans les laboratoires, ne sont en aucun cas rejetés dans l'environnement. Ils subissent un traitement spécifique ou une élimination vers une filière adaptée.

Un maillage serré

L'eau est analysée en continu dans deux stations de surveillance sur le centre CEA, qui centralisent les données collectées dans les multiples points de contrôle des réseaux.
L'équipe du SPR chargée des prélèvements recueille aussi des échantillons d'eau en une quarantaine de points dans les cours d'eau et les étangs avoisinants, ainsi que dans la nappe des sables de Fontainebleau. Différents prélèvements sont également effectués et analysés indépendamment par l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) à la demande de l'Autorité de sûreté nucléaire, au titre du contrôle de l'Etat.
Les réseaux d'eau sont contrôlés en continu par des mesures chimiques (pH), de conductivité électrique et d'activité gamma. Des analyses nucléaires complètent ces mesures (dosages de tritium et de carbone 14, etc.). Des échantillons moyens journaliers, mensuels et semestriels sont recueillis. Les échantillons mensuels et semestriels servent à rechercher la présence éventuelle de traces d'émetteurs alpha, béta ou gamma. A ces mesures nucléaires s'ajoutent des analyses chimiques très nombreuses.

 

 

Des contrôles en cascade

Tous les échantillons d'eau sont analysés suivant les mêmes procédures. Une fraction de l'échantillon est évaporée lentement sur une coupelle et le résidu solide est analysé par comptage alpha-bêta. Le tritium et le carbone 14 sont systématiquement dosés par scintillation liquide.
Pour les échantillons de grand volume, il est possible de concentrer les traces de polluants grâce à une résine échangeuse d'ions. Cette résine capture les éléments contenus dans quarante litres d'eau. L'échantillon se présente finalement sous la forme d'une fine poudre brune (la résine séchée avec les éléments piégés) qui est ensuite analysée par spectrométrie gamma.
Des mesures spécifiques sont également effectuées pour doser les éventuels émetteurs alpha (uranium, plutonium).

 

 

Que retenir des mesures ?

Les chiffres précis figurent dans le document « Surveillance de l'environnement 2007 »
L'ensemble de ces analyses montre que l'eau présente une très bonne qualité radiologique, très supérieure à celle requise pour les eaux potables, et qu'elle est conforme aux normes imposées par le législateur.
Le principal radionucléide présent dans l'eau est le tritium.
En sous-sol, les concentrations mesurées à certains endroits de la nappe des sables de Fontainebleau témoignent de rejets anciens des puits de drainage et d'une infiltration des eaux de pluie ou des eaux des étangs. Ces phénomènes sont restés localisés et ne compromettent pas la qualité radiologique de la nappe.
En surface, la teneur maximale en tritium est observée dans l'eau circulant dans l'aqueduc des Mineurs.

 


En 2007, l'impact des activités du centre sur l'eau était inférieur à 0,001 millisievert par an, à comparer au 0,1 millisievert par an de la réglementation sur l'eau potable.

Le chemin de l'eau

Après utilisation, les eaux épurées et contrôlées quittent le centre par l'aqueduc des Mineurs pour se déverser successivement dans l'Etang-vieux, puis dans l'Etang-neuf. Ces eaux rejoignent alors le ru de Vauhallan, puis la Bièvre.

 

 

Qui boit quoi ?

Les habitants des communes riveraines du centre CEA de Saclay boivent l'eau traitée de la Seine. Les salariés du Centre d'essais des propulseurs ont bu jusqu'en novembre 2006 une eau prélevée dans la nappe des sables de Fontainebleau sous-jacente.