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Surveillance de la chaine alimentaire

30/06/2008

L'herbe, les denrées alimentaires produites autour du centre (fruits, légumes, lait...), les poissons des étangs de Saclay, etc. sont prélevés et analysés régulièrement. Dans la chaîne alimentaire, le lait constitue un indicateur du transfert éventuel de la radioactivité par voie atmosphérique vers l'homme : aucun radioélément artificiel n'y est détecté.

Le SPR achète chaque mois du lait, des fruits ou des légumes produits sur le plateau de Saclay et prélève de l'herbe. Il confie à l'association de pêcheurs du Centre d'essais des propulseurs le soin de l'approvisionner en poissons. Chaque échantillon est ensuite conditionné et traité par étuvage ou lyophilisation, puis broyage et homogénéisation, pour pouvoir être soumis aux analyses nucléaires.

 

 

Que retenir des résultats des mesures ?

Les chiffres précis figurent dans le document « Surveillance de l'environnement 2007 ».

 

 

  • Ces analyses montrent que les produits prélevés présentent une qualité radiologique très supérieure à celle requise, et qu'ils sont conformes aux normes imposées par le législateur.
  • Le lait est exempt de tout marquage radioactif artificiel.
  • Les poissons pêchés dans les étangs de Saclay contiennent des traces de radionucléides artificiels, essentiellement du carbone 14, du tritium et du césium 137. Le niveau de radioactivité reste, là aussi, très en dessous des normes sanitaires.
  • Les échantillons d'herbe, de fruits et de légumes révèlent une teneur en tritium très souvent inférieure ou proche de la limite de détection des appareils, pourtant très sensibles.

Pour donner un ordre de grandeur, il faudrait manger chaque jour plus de 800kg de fruits et légumes pour atteindre la le dizième de la limite annuelle totale autorisée de 1mSv/an.

Zoom sur le tritium

Le tritium possède un proton unique, caractéristique de l'élément chimique hydrogène, et deux neutrons.
Présent en permanence dans l'environnement, il est produit sous l'effet des rayonnements cosmiques. D'autres sources de tritium s'ajoutent à la production naturelle : les essais nucléaires aériens et les rejets des installations nucléaires.
Qu'il soit naturel ou artificiel, le tritium se dissémine très facilement dans l'environnement car il se substitue à l'atome d'hydrogène, lui-même omniprésent dans l'eau ou dans la matière organique. On le rencontre sous forme de gaz (HT), d'eau tritiée (HTO) ou dans des molécules organiques. Il ne se concentre pas dans la chaîne alimentaire. Il n'a pas de toxicité chimique. Il émet un rayonnement bêta d'énergie trop faible pour provoquer une irradiation externe. L'exposition au tritium ne peut donc se produire que par inhalation, ingestion ou diffusion cutanée. Le tritium incorporé sous forme d'eau tritiée s'élimine naturellement de l'organisme.

 


La radiotoxicité du tritium est faible puisqu'il faudrait absorber plus de 5 millions de becquerels de tritium pour atteindre le dizième du seuil maximal d'exposition admis pour le public par an.