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Une nouvelle méthode de diagnostic pour la chirurgie de l’épilepsie

06/07/2011

Quinze à vingt crises par jour, c’est le calvaire que subissent les enfants ou jeunes adultes atteints de certaines formes d’épilepsie partielle sévère !
Grâce à une nouvelle méthode de diagnostic, mise en place par des chercheurs au Service Hospitalier Frédéric Joliot d'Orsay (CEA/I2BM) et du Service de neurochirurgie du Centre Hospitalier Sainte Anne à Paris, une intervention chirurgicale a pu être réalisée chez 23 d’entre eux, avec un taux de guérison de 90 % !

La superposition (à droite) des images IRM (à gauche) et TEP (au centre) permet de mettre en évidence une petite zone au fonctionnement anormal (signalée par la flèche) dont l’ablation chirurgicale a permis la guérison de l’épilepsie.
  On compte en France 500 000 personnes atteintes d’épilepsie, soit un peu moins de 1 % de la population. Environ 60 % de ces patients souffrent d’une épilepsie partielle, résistante aux traitements médicamenteux dans un tiers des cas. Fréquemment dues à des lésions du cortex cérébral, ces épilepsies peuvent être traitées par une chirurgie dont le succès dépend de la localisation précise de la zone à l’origine des crises. Cependant, pour certains patients, l’IRM [1] utilisée en pratique courante ne montre pas d’anomalie anatomique du cerveau, limitant les possibilités d’intervention chirurgicale.  
Mais la donne a changé avec cette nouvelle méthode de diagnostic qui associe à l’Imagerie par résonance magnétiqu( IRM) un examen par Tomographie par émission de positons (TEP) au Fluoro-déoxyglucose. Elle a permis de repérer chez certains patients une petite zone cérébrale, non détectée par l’IRM, à l’origine des crises et pouvant être enlevée par chirurgie. Les succès des interventions chirurgicales rendues possibles par cette nouvelle méthode de diagnostic offrent beaucoup d’espoir à des patients qui, sans traitement adapté, peuvent être confrontés à d’importants retards dans les apprentissages et à un lourd handicap.
 

Pour en savoir plus sur cette carte, le fait marquant en ligne sur le site de la Direction des sciences du vivant du CEA .

Le site de l'I2BM