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Vers la prévision des canicules

01/06/2012

Prévoir un ou plusieurs mois à l’avance d’importantes vagues de chaleur estivales, similaires à celles qui ont touché l’Europe durant les étés 2003 et 2010, demeure un défi pour les météorologues. Pour la première fois, une étude franco-suisse, impliquant des chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement à Saclay apporte des données déterminantes pour la prévision de tels événements climatiques, notamment en Europe.

Durant la dernière décennie, l’Europe a été marquée par une série de vagues de chaleur estivales exceptionnelles, tels que les épisodes de canicule de 2003 en Europe et de 2010 en Russie. Lourds de conséquences pour nos sociétés, ces étés très chauds préfigurent probablement le climat estival à venir, sous l’effet du changement climatique. Mais la capacité à prévoir ces événements demeure actuellement très faible. Une étude effectuée par des chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement [LSCE] à Saclay et de l’École polytechnique fédérale de Zürich (ETH Zürich), avec la société ARIA Technologies, montre pour la première fois dans quelle mesure les précipitations durant le printemps et l’hiver permettraient de prévoir la fréquence de jours très chauds durant l’été suivant, et les raisons physiques qui sont à l’origine d’une telle prévisibilité.

Les chercheurs ont montré que ces fortes chaleurs se développent très rarement après des mois pluvieux, de janvier à mai, sur le sud de l’Europe. Par contre, un hiver et un printemps secs ne permettent pas de prévoir si l’été suivant sera ou non marqué par de fortes chaleurs. Et avec le phénomène de changement climatique global, la probable raréfaction des précipitations en Europe du Sud devrait fortement augmenter l’apparition de vagues de chaleur intenses, alors même que leur prévision en fonction des précipitations restera très difficile.
Ces résultats viennent d’être publiés en ligne par la revue Nature Climate Change.

   

Pour en savoir plus :

Le communiqué de presse sur le site du CEA.

Les résultats publiés en ligne par la revue Nature Climate Change.

Le site du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement [LSCE].