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Le plateau de Saclay "Opération Campus"

Thème : Campus Saclay
Un territoire scientifique d'exception
Le territoire centré sur le Plateau de Saclay possède un formidable potentiel scientifique et technologique mais ne crée pas autant d’emplois qu’il le devrait. De nombreuses initiatives, mobilisant tous les acteurs publics et privés, les collectivités territoriales et l’État, convergent pour relever le défi de l’innovation.
Le projet de campus de Saclay a été présenté par Alain Bravo, Président de la Fondation de coopération scientifique Digiteo Triangle de la physique, devant la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, mardi 24 février 2009

application/pdf La présentation (620,89 kB)







Le système de recherche et d’innovation mondial est entré dans un processus d’évolution rapide et irréversible. Cette évolution conduit inexorablement, dans les dix années à venir, à confirmer au niveau du globe quelques dizaines de grandes zones de recherche reconnues pour leur qualité scientifique et leur dynamisme d’innovation de premier plan, certaines déjà très visibles (en Amérique du Nord et en Europe), d’autres en développement rapide, stimulées par des politiques nationales particulièrement volontaristes (en Asie).

Le projet de création du Campus du plateau de Saclay est l’expression d’une ambition collective partagée par les établissements signataires : l’ambition de placer cette grande zone, qui concentre au niveau national des acteurs clés de l’enseignement et de la recherche, parmi les plus grands campus mondiaux de recherche et d’innovation à l’horizon 2020.

Le document ci-dessous présente la Réponse des établissements du plateau de Saclay à la consultation «OPERATION CAMPUS »

L'opération Campus sur le site internet du ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche





Le territoire s’étendant de Clamart à Bruyères-le-Châtel et de St-Quentin-en-Yvelines à Massy accueille des établissements prestigieux comme l’université Paris-Sud 11, l’école polytechnique, le centre CEA de Saclay, HEC, ainsi que des centres de recherche privés comme Thales, Danone, Renault, Peugeot, etc. Il compte un incubateur, plusieurs pépinières d’entreprises, et des bassins d’emplois importants à Vélizy et aux Ulis notamment.

De très nombreuses structures fédératives de recherche ou de R&D ont été créées sur ce territoire au cours des trois dernières années, certaines sont encore en gestation. Elles seront présentées tout au long du dossier dans des encadrés.

L’une des premières d’entre elles, le pôle de compétitivité mondial SYSTEM@TIC PARIS-REGION, créé en 2005, joue un rôle structurant de premier plan sur ce territoire.

LE PAYSAGE DE LA RECHERCHE A CHANGÉ

Les nouveaux outils de gouvernance de la recherche, créés en France depuis 3 ans, visent à favoriser les coopérations entre les secteurs public et privé, à accroître le pilotage par projets et à rendre les carrières scientifiques plus attractives. Ils ont pour noms ANR1, pôles de compétitivité, RTRA, instituts Carnot, PRES, GIS, etc.

Les nouvelles « règles du jeu » incitent les équipes de recherche à sortir de leurs laboratoires, à nouer des partenariats avec leurs pairs les plus proches et des industriels. Apprendre à monter des projets avec d’autres leur permettra aussi de mieux répondre aux appels d’offres européens, d’augmenter leur visibilité, et finalement d’attirer des chercheurs brillants.

De très nombreuses structures ont d’ores et déjà été créées. Certaines d’entre elles vont prospérer, lever des fonds, créer in fine des emplois. D’autres, moins performantes, finiront par disparaître. Certaines fédérations de laboratoires auront peutêtre vocation à fusionner leurs équipes. La situation, aujourd’hui extraordinairement complexe, devrait s’épurer au fil du temps.

Cette recomposition du paysage français de la recherche s’inscrit également dans l’espace européen de la recherche. Il existe en effet des liens de filiation entre les réseaux de proximité, les réseaux d’excellence européens et le futur Institut européen de technologie (EIT, en anglais).