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Visite guidée de Digiteo

04/09/2014
Sur le plateau de Saclay, ils sont trois bâtiments destinés à la recherche scientifique qui se ressemblent comme trois gouttes d’eau. Le premier est voisin de l’École Polytechnique à Palaiseau, le second se trouve près de l’école Supélec au Moulon, et le troisième côtoie le CEA près du Christ de Saclay. S'ils appartiennent tous au parc de recherche Digiteo, les recherches qui y sont menées sont uniques.
 

Le projet de construction des trois bâtiments Digiteo Labs est né en 2006, à l’initiative des six membres fondateurs de Digiteo (CEA, CNRS, École Polytechnique, Inria, Supélec et Université Paris-Sud), avec le soutien des collectivités locales (Région Île-de-France, Conseil général de l’Essonne et Communauté d’agglomération du plateau de Saclay).

Il s’agissait de créer sur le plateau de Saclay le premier parc français de recherche dans le domaine des sciences et technologies de l’information et de la communication. Cinq thèmes de recherche principaux ont été identifiés : logiciel, architectures pour le calcul, systèmes hybrides et capteurs, contrôle-commande et aide à la décision, interaction, visualisation et réalité virtuelle.

Pour garder une unité architecturale, les maîtres d’ouvrage de chaque site se sont groupés pour lancer un seul appel à candidatures auprès des architectes. Ils ont finalement choisi l’architecture bioclimatique de l’agence franco-allemande BRS associée au bureau d'étude Transsolar.

Le CNRS pour le bâtiment du Moulon, Inria pour le bâtiment de Palaiseau et le CEA pour le bâtiment de Saclay ont d’abord été maîtres d’ouvrage avant devenir propriétaires de chaque bâtiment en 2012.

Chaque bâtiment Digiteo Labs dispose d’une capacité d’accueil de l’ordre de 300 personnes.

 
 
 
Le Digiteo Labs d'Inria se trouve juste à côté de l’École Polytechnique à Palaiseau, derrière les bâtiments de l’Institut d'Optique Graduate School et de Thales.
 
 
En allant de Saint-Aubin à Orsay sur la route D128, on découvre le bâtiment Digiteo Labs du CNRS juste à côté de l’École Supélec au Moulon. Exploité par l’Université Paris-Sud, il héberge notamment les équipes de robotique interactive et de simulation interactive du CEA-List.
 
 
Depuis la route, à l’est du centre CEA Saclay, on aperçoit le bâtiment Digiteo Labs de Saclay. On y trouve principalement les équipes de deux instituts du CEA : le CEA-List et la Maison de la simulation. C’est celui-ci que nous vous proposons de visiter. Cliché D.Moulinet.
 
 
Nous voici dans le hall du bâtiment Digiteo Labs. Il faut laisser ses papiers pour prendre un laisser‑passer lorsque l’on veut franchir les tourniquets au premier plan et pénétrer dans le magnifique atrium qui dessert le bâtiment. Cependant, l’accès aux salles de réunion et aux amphithéâtres qui font face au bureau d’accueil reste libre.
 
 
Jetons un coup d’œil en passant dans l’un des deux amphithéâtres de 80 places chacun. Ils sont l’un à côté de l’autre, et l’on peut obtenir une salle à la capacité doublée en repliant la paroi mobile qui les sépare.
 
 
En sortant de l’amphithéâtre, nous découvrons l’atrium. Il y fait bon l’hiver, et la circulation intelligente de l’air associée au mur végétalisé apporte une douce fraîcheur l’été. On s’y retrouve, on y discute. Il a été conçu justement pour faciliter les échanges. De discrets panneaux de verre d’un mètre de hauteur séparent la partie ouverte de celle qui nécessite un laisser-passer. L’atmosphère est paisible et l’on a peine à croire que 300 personnes travaillent ici.
 
 

Les tourniquets franchis nous avons emprunté l’escalier pour monter dans les deux étages. Si certains d’entre eux abritent les services administratifs, la plupart sont destinés à la science et à l’innovation. Ils sont occupés majoritairement par des chercheurs du CEA-List, institut du CEA spécialisé dans les systèmes numériques intelligents.

Il fait grand soleil ce matin, et des stores se sont déployés automatiquement sous le toit de verre.

 
 

À cet étage, on trouve surtout des spécialistes en analyse des données et intelligence des systèmes.

Les façades vitrées, ouvertes sur l’intérieur, donnent la sensation étonnante d’être dans une ville autant que dans un immeuble. Nous avons eu envie d’aller voir ces chercheurs qui discutent avec passion.

 
 

Nous découvrons Sylvain Ductor, Cédric Herpson et Vu Quang Anh Nguyen. Ils nous expliquent qu’ils travaillent sur des réseaux d’énergie intelligents qui s’adaptent à l’offre ou à la demande. En ce moment, leur projet porte sur la gestion en énergie des écoquartiers.

Ici les bureaux se partagent à plusieurs. Pouvoir échanger facilement est une exigence actuelle dans le domaine de la recherche.

 
 

De l’autre côté du couloir, nous découvrons un des espaces conviviaux répartis dans l’immeuble. Ces espaces ont été conçus, comme l’atrium, pour faciliter les rencontres et les échanges entre chercheurs et ainsi améliorer la créativité et l’innovation.

C’est ainsi que nous faisons la connaissance avec deux Cédric : Cédric Auliac et Cédric Gouy-Pailler qui travaillent eux aussi sur des réseaux. Ils conçoivent des systèmes intelligent de surveillance pour des réseaux d’eau, de gaz ou d’électricité, qui détectent plus vite les moindres problèmes et réagissent en temps réel.

 
 

Comme nous leur présentons le but de notre visite, les deux Cédric nous expliquent que leur travail se passe autant en réunion avec d’autres chercheurs ou avec les entreprises qui les sollicitent, que dans leurs bureaux face à leurs écrans d’ordinateur.

Ils nous entraînent alors dans une de leurs salles de réunion. Comme dans toutes celles du bâtiment, on trouve des outils de téléconférence, des connexions informatiques à foison. Et bien sûr l’inévitable tableau blanc !

 
 
Nous voici redescendus au rez-de-chaussée. Après les deux étages de bureaux, nous allons découvrir les niveaux inférieurs. D’ailleurs, au fond de l’atrium, on aperçoit la verrière d’une salle immense dont le volume descend jusqu’à l’étage inférieur. En réalité, dans les bâtiments Digiteo, de nombreux laboratoires se trouvent en rez-de-jardin, ce qui a permis l’aménagement de halls à double hauteur pour les équipements les plus volumineux.
 
 

Voici la salle que nous avons découverte. Au fond et en haut à gauche, on retrouve la verrière qui donne sur l’atrium. En bas de l’escalier que nous empruntons, les chercheurs développe de nouvelles méthodes de contrôle non destructif par ultrasons. Les grands bacs bleus sont remplis d’eau, car elle transmet mieux les ultrasons que l’air.

Dans ce laboratoire et ses voisins, les chercheurs traquent le défaut à la perfection.

 
 

Contrôler la qualité de pièces complexes par ultrasons ne s’improvise pas. Il faut parfois inventer de nouvelles méthodes selon les matériaux ou la géométrie de la pièce, selon que l’on est dans au fond des océans ou dans une centrale nucléaire. C’est ce à quoi s’applique le laboratoire de François Cartier, qui nous accueille en ce moment.

L’objet orange à côté de lui est un bras robotisé qui se termine par un émetteur‑récepteur d’ultrasons. Sur le sol, l’objet tronconique est un exemple de pièce dont il faut apprendre à contrôler la qualité des soudures.

 
 
Juste à côté du bras robotisé, nous découvrons un autre dispositif. Dans celui-ci, Gwenaël Toullelan pilote un capteur à ultrasons qui vient inspecter un échantillon immergé dans l’eau.
 
 
François Cartier nous emmène découvrir la suite des installations dans le laboratoire voisin. Ici on travaille sur la détection de défauts par induction. On utilise de petits bobinages électriques pour créer un courant à l’intérieur de métaux. Il est alors possible d’analyser les perturbations de ce courant pour révéler les défauts cachés dans le métal.
 
 
Encore un autre laboratoire dont l’objet est de traquer les défauts dans les pièces mécaniques. Ici, on développe de nouveaux procédés d’analyse basés sur les rayons X.
 
 

En sortant du dernier laboratoire, nous débouchons sur le couloir à moitié vitré qui dessert cette partie du bâtiment. On a beau être un étage sous le rez-de-chaussée, la lumière se déverse à flots par l’ouverture de l’escalier. Dans ces bâtiments, rien n’est fermé, tout est ouvert.

Nous avons eu envie de traverser l’espace libre pour découvrir ce que contenaient les salles en face.

 
 

Quelle surprise ! Nous découvrons une salle à mi-chemin entre la salle de cinéma et la salle de conférences. Étonnement, on ne distingue aucun projecteur et l’image est dédoublée.

Martial Mancip, que l’on voit près de l’écran, nous explique qu’il s’agit d’un mur d’image en 3D et qu’il faut mettre des lunettes pour voir apparaître le relief. Il nous précise cependant que cette image 3D est particulière car 33 millions de pixels sont projetés 30 fois par seconde pour chaque œil, alors que le cinéma numérique n’affiche péniblement que 8 millions de pixels 25 fois par seconde.

 
 

Ces images sont des simulations. C’est normal, nous sommes ici dans la Maison de la simulation, qui réunit le CEA, le CNRS, Inria, l’Université Paris Sud et l’Université de Versailles – St-Quentin-en- Yvelines.

La Maison de la simulation a pour mission d’aider les laboratoires clients des centres de calcul à adapter leurs programmes pour les supercalculateurs qui deviennent de plus en plus puissants, et de former les ingénieurs et les chercheurs au calcul haute performance. Les petites boules que l’on voit à l’écran représentent le résultat d’un calcul qui simule en 3D la molécule d’une substance présente dans le cerveau, mais nous aurions tout aussi bien voir des supernovae exploser.

 
 
Avant de partir, nous sommes remontés au rez-de-chaussée où sont les bureaux des chercheurs qui travaillent pour la Maison de la simulation. Un séminaire les retenait à l’extérieur, alors nous avons dit au revoir en passant à Valérie Belle et Aurélie Monteiro, leurs deux gestionnaires.
 
 
Crédit photo : Didier Touzeau/CEA, sauf n°3 Daniel Moulinet
 

Pour en savoir plus sur les bâtiments Digiteo :

http://www.digiteo.fr

http://www.media-paris-saclay.fr

http://www.cea.fr/le-cea/actualites

http://www.lemoniteur.fr